Jean Steensels avait été bourgmestre

Home Régions Huy-Waremme Braives – 29-03-2021 à 06:00 – J-L.T. – L’Avenir Lecture 1 min.

Jean Steensels avait été bourgmestre
Jean Steensels est décédé vendredi à l’âge de 71 ans.-Doc

L’ancien bourgmestre socialiste, Jean Steensels, est décédé. Il avait succédé à Henri Mouton, juste avant Pol Guillaume.

On a appris le décès de Jean Steensels, survenu vendredi dernier à l’âge de 71 ans. Cet habitant de Tourinne a été le dernier bourgmestre socialiste de Braives, de 1995 à 2000.

Conseiller communal puis président de CPAS, il avait succédé à Henri Mouton à la tête de la Commune étant donné que ce dernier, devenu sénateur, ne pouvait pas cumuler.

«C’était une personne de grande qualité, souligne Marc Foccroulle, chef de groupe BaSE. Je lui ai succédé au CPAS et on s’entendait bien. C’était quelqu’un qui connaissait très bien ses dossiers.»

Des propos que confirme Henri Mouton. «C’était un grand travailleur administratif qui connaissait ses dossiers sur le bout des doigts. Malheureusement, comme il était haut fonctionnaire à la Communauté (NDLR: il était directeur général adjoint aux affaires pédagogiques), il avait moins l’occasion d’avoir des contacts directs avec la population. Il arrivait très tôt à la maison communale avant de partir travailler à Bruxelles.»

Conscient des difficultés à combiner sa carrière de haut fonctionnaire avec son mandat de bourgmestre, lors du scrutin de 2000, Jean Steensels ne s’était pas représenté. À l’époque, dans notre journal, il tirait le bilan de ses 5 années de mayeur en pointant de belles réussites telles que l’agrandissement de la maison communale, les places de Tourinne et Ciplet ou encore la création du centre culturel.



Depuis bientôt 10 mois, notre Commune vit une crise sans précédent, rarement vue en Wallonie.

Depuis fin janvier, le personnel communal a fait part de son mal-être au Collège communal puis au Conseil communal.

Les syndicats en front commun ont soutenu leurs démarches et leurs actions allant jusqu’à la grève le 17 juin dernier : du jamais vu à Braives !

A cette crise sociale, s’est ajouté une crise politique où aujourd’hui, on nous impose « la Mésentente communale » suite au départ en juin dernier de l’EC de 4 élus CDh et une élue MR qui siègent désormais comme indépendants tandis que le reste de l’EC compte 4 MR et une élue qui s’est déclarée indépendante.

Malgré ces 5 départs, les deux échevins CDh siègent au Collège et sont rémunérés tout comme la Présidente du CPAS CDh. Ils participent aux décisions alors qu’ils siègent désormais comme indépendants. Comprenne qui pourra…

Evidemment, le consensus qui doit régner au sein d’une majorité N’EXISTE PLUS depuis.

Au Conseil communal, nous devons ainsi assister à des critiques répétées ENTRE EUX et même des votes différents au sein de cette Mésentente communale.

Le personnel n’en peut plus et le fait savoir ; lui qui est littéralement pris entre deux feux.

On ne compte plus par ailleurs les burn out, les congés de maladie longue durée, les démissions.

IL EST TEMPS QUE CELA S’ARRETE.

C’est pourquoi, B.A.s.e. demande solennellement à chaque conseiller communal de faire choix, un choix réfléchi qui se fonde d’abord et avant tout sur l’avenir de notre Commune, de son personnel et plus largement de la population braivoise.

B.A.s.e. va donc prendre l’initiative de contacter tous les élus y compris de l’opposition pour connaître leur point de vue car nous sommes déterminés à garantir un avenir durable à notre Commune débarrassée des querelles individuelles qui n’ont pas de place au regard de l’intérêt général dans une Institution publique.

Nous rappelons d’ailleurs à la majorité actuelle les résultats des élections du 14 octobre 2018 : l’EC a perdu 15 % de ses électeurs et a  gardé avec 50,3% des voix, 10 sièges.

MAIS si cette majorité a recueilli 2133 voix, l’opposition en a recueilli 2105  soit un écart d’à peine  28 voix (par comparaison, en 2012, la différence était de 650 voix). Et cela, il ne faut pas l’oublier : tous les électeurs doivent être respectés et en particulier, ceux qui les représentent.

Nous proposerons de repartir d’une page blanche pour discuter avec tous ceux qui rejoindront notre initiative qui se veut constructive pour offrir : un nouveau projet de développement de notre commune pour les Braivois et avec les Braivois.

Ce nouveau projet pour notre Commune reposera sur les 4 principes suivants :

  • L’adoption d’une nouvelle vision pour la période 2020-2030 au travers d’une feuille de route forte qui, après débats au Collège et au Conseil communal, sera transposée en Déclaration de Politique Communale début 2021 .Tous les projets seront estimés sur le plan budgétaire et de manière pluriannuelle en intégrant les projets existants ET en impliquant l’ensemble des conseillers communaux ;
  • le développement de notre commune sera envisagé en préservant son caractère rural (plus question d’un horizon « 12.000 habitants » ni d’étalement rural des constructions sur 600 m2 de terrain) tout en recourant à la supracommunalité chaque fois cela s’avérera nécessaire pour le bien-être de notre population ;
  • priorité sera aussi désormais donnée dans la gestion communale à l’Information, la Consultation, la Concertation et la Participation citoyennes et inclusives  
  • l’adoption d’une Charte de gouvernance notamment pour impliquer réellement le personnel communal et du CPAS dans le développement des projets, pour garantir des recrutements objectifs, pour une gestion réellement collégiale de la Commune et qui ne repose plus sur une accumulation de dossiers menés individuellement, pour une communication interne et externe collective…

Nous voulons donc débattre d’une nouvelle Déclaration de Politique Communale pour laquelle les éléments suivants sont une priorité pour B.A.s.e. :

  • la résolution complète des problèmes qu’ont rencontré les membres du personnel (en intégrant un programme d’actions post-Covid via notamment le télétravail)
  • la révision du projet de maison de village de Ciplet après concertation et une consultation populaire
  • la révision du RCU et une réflexion sur la gestion de notre aménagement du territoire (anticipation du développement de lotissements)
  • Accorder une attention particulière à notre enseignement communal (plan d’actions concertées avec les directions d’école) et notre crèche
  • l’élaboration d’un maillage de réseau de voies lentes et d’un plan trottoirs et ce au départ des besoins d’accessibilité aux écoles, crèches, administration communale et du CPAS, Poste, Funérarium…et avec l’avis de toutes les instances représentatives
  • une nouvelle dynamique pour le CPAS avec une brochure d’informations sur les aides auxquels ont droit nos citoyens et une analyse des services existants
  • une véritable politique de logements publics (aujourd’hui Braives compte zéro logement public)
  • des actions pour la gestion des eaux usées et présentation dans chaque village de l’évolution du projet de station d’épuration et de ses effets dans les différents villages
  • une amélioration significative des moyens consacrés à la propreté dans nos rues
  • un projet d’éolienne citoyenne
  • un budget participatif citoyen à hauteur de 70.000 € sur deux ans
  • l’octroi d’un chèque-sports pour les jeunes Braivois
  • la révision du système des subventions aux associations
  • un véritable support au Centre culturel
  • le développement d’un projet global de réaménagement du centre de Braives
  • la dynamisation de la zone artisanale avec la création d’un espace de co-working
  • l’ouverture du Bulletin communal à la parole de tous

Préalablement, cela nécessitera le report de l’adoption du budget 2021 inscrit au Conseil communal du 21 décembre et la réalisation par la Région d’un audit général (de la gestion et des finances) de la Commune, du CPAS et des asbl para-communales.

A l’issue de ce travail, nous apprécierons les possibilités de majorité alternative à proposer aux Braivois.

Si notre initiative devait échouer, nous saisirons la Région wallonne pour demander la prolongation de la mise sous tutelle instaurée en juin dernier car elle arrive à échéance le 23 décembre prochain tout en demandant un audit général (de la gestion et des finances) le plus rapidement possible en transmettant tous nos constats sur les faits et les dysfonctionnements dont nous avons pu prendre connaissance.


Crise à Braives : «On ne demande pas des cadeaux de Noël», réagit la CSC

Alain Rorive (CGSP) et Thierry Gilson (CSC) lors de la manifestation du juin.Alain Rorive (CGSP) et Thierry Gilson (CSC) lors de la manifestation du juin. – Ph. d’archives/DR

Par Ro.Ma| Publié le 21/12/2020 à 23:10

À Braives, les points relatifs au personnel ont été retirés de l’ordre du jour du conseil, faute d’accord avec les syndicats. Malgré quelques avancées (budget de 75.000€ prévu pour le personnel), la crise sociale semble loin d’être terminée… tout comme la crise politique.

Les modifications du « statut administratif », du « statut pécuniaire » du personnel communal ainsi que le « règlement de travail » n’ont pas été présentés au conseil de Braives, par faute d’accord avec les syndicats. « Il nous était impossible de marquer notre accord lors des négociations, car les demandes du cahier revendicatif n’étaient pas respectées », indique Thierry Gilson, secrétaire permanent CSC. « On ne demande pas des cadeaux de Noël ! On demande que les autorités appliquent les circulaires qu’ils sont censés appliquer. Une injustice s’est créée au fil des années, et il faut la réparer ».

Une assemblée du personnel sera convoquée prochainement pour envisager la poursuite des négociations et d’éventuelles actions. Pour rappel, les syndicats ont déjà bloqué l’administration en juin dernier pour protester contre le malaise du personnel. « On ne ferme pas la porte pour les futures négociations », souligne Alain Rorive de la CGSP.

Pourtant des avancées, il y en a eu : un montant de 75.000€ au budget 2021 pour la revalorisation du personnel, la création du poste de directeur des ressources humaines… Mais ce n’est pas assez selon les syndicats, qui pointent notamment le sort des travailleurs des « titres-services » exclus de ces plans de revalorisation.

« On maintient le volume de l’emploi : on a 61 équivalents temps plein sur la commune et on conserve ça malgré la crise », rappelle Xavier Lisein (cdH), échevin des Finances. « On a fait un énorme travail… et je reste optimiste pour la suite des événements. La porte des négociations n’est pas fermée », assure l’échevin du Personnel François-Hubert du Fontbaré (cdH).

Bref, la situation ne sera pas réglée avant 2021… et la crise sociale continue à avoir des répercussions de plus en plus palpables sur la crise politique que connaît désormais Braives. Ce week-end, le conseiller Marc Foccroulle (PS) du principal parti d’opposition (Base) a notamment annoncé vouloir commencer des consultations en vue de former une majorité alternative.

Ro.Ma.


rise à Braives: «Après 10 mois, il faut peut-être changer d’attelage»

Qui est prêt à écrire un nouveau projet avec BAse?Qui est prêt à écrire un nouveau projet avec BAse? – DR

Par M-Cl.G.| Publié le 19/12/2020 à 20:07

Crise à Braives, encore et toujours. Ce mercredi, les syndicats en front commun et le Collège se sont quittés sans accord concernant le statut administratif du personnel. Une nouvelle réunion a été fixée en janvier. « Après 10 mois de crise, il faut peut-être changer l’attelage », lance Marc Foccroulle (BAse) qui se dit prêt à prendre ses responsabilités.

L’ambiance risque à nouveau d’être électrique au conseil communal de Braives de ce lundi soir. Surtout après l’échec des négociations concernant le statut du personnel. Une réunion importante avait lieu mercredi dernier. Elle s’est soldée par un échec, syndicats et collège n’ont pas trouvé de terrain d’entente concernant le cahier de revendications.

« Pour faire bref, le Collège a inscrit 60.000 euros au budget 2021 pour la révision générale des barêmes pour 9 personnes et le passage à l’échelle barémique E1 à E2 pour une quarantaine d’autres. Avec cette proposition, l’autre moitié du personnel, y compris du CPAS, n’allait rien obtenir sous prétexte que les finances ne le permettent pas. Les syndicats ont refusé. », explique le conseiller de l’opposition Marc Foccroulle (BAse).

Pour ce dernier, le personnel n’a finalement rien obtenu : ni d’un point de vue barémique, ni au niveau du bien-être au travail. « L’audit mené par Cohezio, le service externe de prévention et protection au travail, a débouché en septembre sur un rapport avec un plan d’actions que la Commune devait présenter en décembre. Or, il n’y a rien d’inscrit à l’ordre du jour du conseil de lundi », déplore le conseiller BAse.

Un report du budget

Compte tenu de l’impasse des négociations et de l’enlisement de la crise depuis 10 mois, le conseiller estime qu’il est temps de réagir. « Il est temps que cela s’arrête. Si après 10 mois, il n’y a toujours pas de solution pour sortir de la crise, il faut peut-être changer d’attelage. Nous on est prêt à prendre nos responsabilités ».

Ce lundi, en séance publique, il va proposer de reporter le vote du budget 2021 pour réfléchir à un nouveau projet « pour l’avenir de la commune, de son personnel et de sa population ». « Nous consulterons tous les conseillers, y compris ceux de la majorité, pour savoir qui est disposé à écrire cette nouvelle page blanche. A l’issue de ce travail, nous apprécierons les possibilités de majorité alternative à proposer aux Braivois.»

Et si ces démarches échouent ? « Nous saisirons alors la Région wallonne pour demander la prolongation de la mise sous tutelle instaurée en juin dernier (elle arrive à échéance le 23 décembre) tout en demandant un audit général (de la gestion et des finances) », conclut BAse.

Même si on l’évoque depuis plusieurs semaines, rappelons qu’aucune motion de méfiance constructive n’a été déposée à ce jour.


Pour BAse, le blocage a assez duré

Home Régions Huy-Waremme Braives – Hier à 14:11 – Frédéric RENSON – L’Avenir Lecture 3 min.

Pour BAse, le blocage a assez duré
Marc Foccroulle lance ouvertement le débat d’une majorité alternative à Braives. Il demande à chaque élu de se positionner.Heymans Archives
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Le comité de négociation syndicale ayant échoué à Braives, BAse appelle les élus au sursaut: prêts pour une autre majorité?

Dans le magma de tensions qui enveniment la vie du personnel communal (malaise social illustré par des démissions, burn-out et une grève) et des élus braivois (les 4 élus apparentés cdH et une élue MR se déclarent indépendants au sein de la majorité Entente Communale) depuis dix mois, le comité de négociation syndicale de la semaine dernière devait ouvrir la vanne à décompression. Il n’y a cependant pas eu d’accord entre le collège et les syndicats. «En définitive et pour faire bref, le personnel n’a rien obtenu: ni au niveau du bien-être psychosocial, ni au niveau du cahier des revendications concernant le statut pécuniaire auquel il a droit, regrette Marc Foccroulle, le chef du groupe BAse sur les bancs de l’opposition pour qui la situation est devenue intenable. Depuis le 25 mai, on a décidé de laisser le temps au temps pour régler la situation du personnel communal. C’était notre priorité.»

Appel à voter contre le budget 2021 ce lundi

Or, l’échec du collège qui avait jusqu’à la fin de l’année pour présenter un plan structuré est cuisant. À l’ordre du jour du conseil communal convoqué ce lundi, il n’y aura pas trace des trois points qui devaient entériner l’accord espéré avec les syndicats sur le règlement de travail, le statut administratif et le statut pécuniaire. «Il y a bien eu la proposition de la révision générale des barèmes pour 9 personnes et le passage à l’échelle barémique E2 pour une quarantaine d’autres. Dont coût d’une soixantaine de milliers d’euros à inscrire au budget 2021. Mais, l’autre moitié du personnel communal et celui du CPAS n’allaient rient obtenir avec l’argument que la Commune n’avait pas assez d’argent pour rencontrer toutes les demandes au cahier de revendications. Or, on savait à l’avance qu’il n’y avait pas assez d’argent dans les caisses! Il faut remettre tout à plat pour identifier les endroits où on doit arrêter certaines dépenses, faire les choix pour financier ce que le personnel mérite.» Et Marc Foccroulle de tenter un électrochoc chez les élus braivois en appelant à voter contre le budget 2021 ce lundi. «Il ne tient pas la route. Après, il sera trop tard… Il faut un sursaut sans quoi c’est laisser le malaise au sein du personnel perdurer.»

Majorité alternative? «Je veux que le débat soit lancé»

Pour l’élu BAse, l’heure est venue pour la majorité Entente Communale «qui n’en avait déjà plus que le nom» de faire l’aveu de son incapacité à ramener le calme à Braives. Avec le scénario devenu incontournable d’une majorité alternative à trouver. «Après le conseil communal, je contacterai tous les élus pour voir s’ils sont prêts à repartir d’une page blanche. Ceux de la majorité doivent dire s’ils restent où s’ils veulent un autre projet pour la Commune.» On n’en est pas encore au stade de la motion de méfiance, mais le terrain se prépare. «Je veux que le débat soit lancé. À l’issue de ce travail, nous apprécierons les possibilités de majorité alternative à proposer aux Braivois. Et si notre initiative devait échouer, nous saisirons la Région wallonne pour demander la prolongation de la mise sous tutelle instaurée en juin dernier, car elle arrive à échéance le 23 décembre prochain.»


Avec cette annonce, la coalition MR-CDh montre son vrai visage : une coalition complètement usée qu’on doit appeler aujourd’hui “ la Mésentente communale ” car ell est définitivement incapable de faire face à la situation de crise que vit le personnel et que subit la population. Il faut MAINTENANT un vrai changement pour gérer Braives Autrement

BRAIVES

Braives: En congé de maladie, Pol Guillaume dénonce une cabale contre lui

Home Régions Huy-Waremme Braives – Aujourd’hui à 17:50 – J-L.T. – L’Avenir Lecture 2 min.

Braives: En congé de maladie, Pol Guillaume dénonce une cabale contre lui
Pol Guillaume se fait désormais accompagner par Me Philippe Culot.-Eda J-L T.

Pol Guillaume estime ne pas devoir démissionner puisqu’il ne fait pas l’objet d’une plainte. En congé de maladie, il est néanmoins contraint de prendre un peu de recul par rapport à la gestion communale.

C’est un Pol Guillaume marqué qui a reçu la presse cette après-midi chez lui pour lui faire part de son état d’esprit. Malade, fatigué, usé, le bourgmestre veut faire entendre son analyse de la situation compliquée qui touche la Commune de Braives depuis plusieurs mois et l’affecte personnellement.

Congé de maladie mais pas de démission

Alors qu’il sent qu’on veut le pousser à la démission et qu’une grève du personnel communal est prévue jeudi prochain, le mayeur avoue être un peu dépassé par les événements. «Je dois prendre soin de moi et de mes proches. Aussi, mon médecin m’a mis en congé de maladie jusqu’au 7 juillet», explique-t-il. Pas question cependant de démission, ni même d’un pas de côté puisque Pol Guillaume s’estime droit dans ses bottes.

Assisté par un avocat, Me Philippe Culot, le 1er Braivois affirme que certains, au sein du collège, tentent de profiter de la situation pour précipiter son départ (NDLR: il avait été convenu qu’il cède son mayorat en juin 2023). Même s’il refuse de les nommer, tous les regards se tournent vers Xavier Lisein, François-Hubert du Fontbaré et Nadine Heine, les autres membres cdH du collège.Ils ont gonflé les éléments et mis de l’huile sur le feu, plutôt que de l’eau

«Le timing est quand même interpellant alors qu’on est juste 18 mois après les élections et qu’on peut dès lors introduire une motion de défiance individuelle. D’ailleurs, j’ai entendu dire que si je ne remettais pas ma démission d’ici jeudi, c’est ce qui allait être fait à mon encontre.»

Pour Me Philippe Culot, s’il y a bien des gens en souffrance au sein du personnel communal, ces mandataires en profitent pour faire dégager Pol Guillaume plus vite que prévu: «Ils se sont servis du différend qu’il y a avec le personnel communal; ils ont gonflé les éléments et mis de l’huile sur le feu, plutôt que de l’eau».

En attendant la suite des événements, c’est Xavier Lisein qui assumer la fonction de bourgmestre.


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Braives: le collège fait appel à un manager de crise et une task force

Lors du conseil extraordinaire.

Lors du conseil extraordinaire. – D.R.| Publié le 8/06/2020 à 22:34

Un conseil communal extraordinaire a eu lieu ce lundi à Braives. Les problèmes liés au personnel étaient à l’ordre du jour. Le bourgmestre a demandé l’apaisement : il reconnaît des erreurs et fait appel à un manager de crise et une task force.

Chose rare, voire rarissime dans notre arrondissement. Ce lundi, un conseil communal extraordinaire a eu lieu à la commune de Braives, et plus précisément à la Maison de village de Fallais (lieu temporaire des conseils pour cette période de coronavirus). À l’ordre du jour : « réponses aux questions posées par le Groupe Base ».

Pour rappel, cela fait maintenant plusieurs mois que le personnel de la commune de Braives fait entendre son mécontentement. À plusieurs reprises, des manifestations ont eu lieu au moment du conseil communal, avec notamment des interventions des représentants syndicaux. Un arrêt de travail symbolique sera d’ailleurs organisé le 10 juin, de 10 à 12h, en même temps que la réunion du collège communal.

Le bourgmestre libéral Pol Guillaume a débuté le conseil par un long discours : il a reconnu des problèmes et la gravité de la situation. « Je veux être le premier à reconnaître que j’ai pu commettre des erreurs, que certaines de mes attitudes ont sans doute pu choquer ou mettre mal à l’aise certains collaborateurs ».

Le mayeur a indiqué vouloir faire un pas de côté et rester du côté des solutions : « J’ai également souhaité ne plus être à la tête des concertations et des réunions du personnel ».

Appel au SPW

Pour régler cette crise, le collège a fait appel au SPW des Pouvoirs locaux. Une procédure externe en cinq étapes devrait être mise en place prochainement, avec notamment la désignation d’un « manager de crise » et la mise en place d’une task force réunissant entre autres un représentant du SPW Intérieur et le directeur général d’une autre commune.

L’opposition a accueilli plutôt positivement cette prise en charge par le SPW, mais reste très critique. « Cela s’apparente à un retournement de situation. Il y a une profonde crise sociale », s’est inquiété le conseiller communal socialiste Marc Foccroulle, chef de groupe de « Base ». « On est dans une situation catastrophique, et on commence à peine à prendre des mesures », a critiqué l’écologiste Michèle Vos.

Instabilité politique

La question de l’instabilité politique a également été abordée. Pour rappel, la majorité braivoise a implosé fin mai, et le groupe majoritaire « Entente Communale » (de tendance libérale et humaniste) a perdu cinq élus (principalement CDH), qui siègent désormais comme indépendants.

« On a un blocage politique. Il faut que le collège se ressaisisse sur les autres dossiers », a indiqué Marc Foccroulle. De son côté, le CDH assure rester dans la majorité avec les libéraux, et porter les projets prévus.


La crise actuelle au sein de l’administration communale de Braives prenant une tournure de plus en plus conflictuelle, le groupe B.A.s.e. a souhaité réagir suite au mal être vécu par l’ensemble du personnel communal.

En effet,  depuis de nombreuses années et mandatures, la défense du bien-être du personnel  a toujours été au centre des  préoccupations et des priorités du groupe B.A.s.e , malgré des refus répétés  de la majorité en place.

C’est pourquoi, ce samedi 6 juin, nous avons répondu favorablement à la demande de la  représentation syndicale du personnel communal CGSP-CSC  d’être entendue et écoutée.

Il ne s’agit pas ici d’opportunisme politique mais bien de répondre à un problème de gestion erratique, dans lequel l’humain n’a manifestement plus sa place, au profit d’un népotisme flagrant.

Les reproches du personnel sont éloquents : abus de pouvoir, intimidations, injonctions, menaces, harcèlements, la liste est longue et non exhaustive…

Ces faits ne datent  pas d’hier et ne sont pas l’apanage d’une seule personne mais, il faut reconnaitre que tous pointent  du doigt celui qui est le chef d’orchestre de cette Entente Communale, qui n’en a plus que le nom. La preuve la plus évidente étant  la démission des élus CDH  et même d’une représentante MR de cette majorité usée après 20 ans de gestion commune !

La question qui se pose est, pourquoi et dans quel but ces élus ont-ils démissionné?

Afin d’obtenir des réponses, nous avons décidé d’agir et de demander la tenue d’un Conseil Communal extraordinaire en urgence.  Celui-ci aura lieu ce lundi 8 juin à 20h à la maison de village de Fallais.

Car même s’il a divorcé, ce vieux couple  continue à cohabiter et à persévérer dans l’inaction et le déni des faits du passé. Qu’en sera-t-il du futur ?

Alors, que dire et que faire encore…sans s’épuiser en vaines paroles !

Ce samedi 6 juin, l’ensemble du groupe de B.A.s.e., après avoir  entendu et écouté toutes les revendications des représentants du personnel, se tient prêt  à répondre favorablement à un changement de cap dans la mesure des possibilités légales du « Code de la Démocratie locale » et de l’ensemble des partis en présence et à la condition que le personnel communal en manifeste le désir ferme et définitif.

Il ne s’agit plus ici de tergiverser mais bien d’agir pour le bien de tous ces travailleurs qui sont dans une situation conflictuelle permanente et en grande souffrance psychologique,  avec parfois la crainte d’un avenir professionnel incertain.

Nous ne pouvons plus admettre que le personnel de notre administration et le quotidien des Braivois soient, à ce point, soumis au bon vouloir de certains.

Une administration avec un personnel épanoui et qui fonctionne agréablement au service des citoyens, voilà ce à quoi nous devons arriver, voilà ce que nous devons rétablir au plus vite !

Ce n’est qu’ensemble que nous pourrons trouver des solutions à ce mal-être qui gangrène le personnel de notre commune depuis trop longtemps.

Seul, on va plus vite. Ensemble on va plus loin…