Avec cette annonce, la coalition MR-CDh montre son vrai visage : une coalition complètement usée qu’on doit appeler aujourd’hui “ la Mésentente communale ” car ell est définitivement incapable de faire face à la situation de crise que vit le personnel et que subit la population. Il faut MAINTENANT un vrai changement pour gérer Braives Autrement

BRAIVES

Braives: En congé de maladie, Pol Guillaume dénonce une cabale contre lui

Home Régions Huy-Waremme Braives – Aujourd’hui à 17:50 – J-L.T. – L’Avenir Lecture 2 min.

Braives: En congé de maladie, Pol Guillaume dénonce une cabale contre lui
Pol Guillaume se fait désormais accompagner par Me Philippe Culot.-Eda J-L T.

Pol Guillaume estime ne pas devoir démissionner puisqu’il ne fait pas l’objet d’une plainte. En congé de maladie, il est néanmoins contraint de prendre un peu de recul par rapport à la gestion communale.

C’est un Pol Guillaume marqué qui a reçu la presse cette après-midi chez lui pour lui faire part de son état d’esprit. Malade, fatigué, usé, le bourgmestre veut faire entendre son analyse de la situation compliquée qui touche la Commune de Braives depuis plusieurs mois et l’affecte personnellement.

Congé de maladie mais pas de démission

Alors qu’il sent qu’on veut le pousser à la démission et qu’une grève du personnel communal est prévue jeudi prochain, le mayeur avoue être un peu dépassé par les événements. «Je dois prendre soin de moi et de mes proches. Aussi, mon médecin m’a mis en congé de maladie jusqu’au 7 juillet», explique-t-il. Pas question cependant de démission, ni même d’un pas de côté puisque Pol Guillaume s’estime droit dans ses bottes.

Assisté par un avocat, Me Philippe Culot, le 1er Braivois affirme que certains, au sein du collège, tentent de profiter de la situation pour précipiter son départ (NDLR: il avait été convenu qu’il cède son mayorat en juin 2023). Même s’il refuse de les nommer, tous les regards se tournent vers Xavier Lisein, François-Hubert du Fontbaré et Nadine Heine, les autres membres cdH du collège.Ils ont gonflé les éléments et mis de l’huile sur le feu, plutôt que de l’eau

«Le timing est quand même interpellant alors qu’on est juste 18 mois après les élections et qu’on peut dès lors introduire une motion de défiance individuelle. D’ailleurs, j’ai entendu dire que si je ne remettais pas ma démission d’ici jeudi, c’est ce qui allait être fait à mon encontre.»

Pour Me Philippe Culot, s’il y a bien des gens en souffrance au sein du personnel communal, ces mandataires en profitent pour faire dégager Pol Guillaume plus vite que prévu: «Ils se sont servis du différend qu’il y a avec le personnel communal; ils ont gonflé les éléments et mis de l’huile sur le feu, plutôt que de l’eau».

En attendant la suite des événements, c’est Xavier Lisein qui assumer la fonction de bourgmestre.


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Braives: le collège fait appel à un manager de crise et une task force

Lors du conseil extraordinaire.

Lors du conseil extraordinaire. – D.R.| Publié le 8/06/2020 à 22:34

Un conseil communal extraordinaire a eu lieu ce lundi à Braives. Les problèmes liés au personnel étaient à l’ordre du jour. Le bourgmestre a demandé l’apaisement : il reconnaît des erreurs et fait appel à un manager de crise et une task force.

Chose rare, voire rarissime dans notre arrondissement. Ce lundi, un conseil communal extraordinaire a eu lieu à la commune de Braives, et plus précisément à la Maison de village de Fallais (lieu temporaire des conseils pour cette période de coronavirus). À l’ordre du jour : « réponses aux questions posées par le Groupe Base ».

Pour rappel, cela fait maintenant plusieurs mois que le personnel de la commune de Braives fait entendre son mécontentement. À plusieurs reprises, des manifestations ont eu lieu au moment du conseil communal, avec notamment des interventions des représentants syndicaux. Un arrêt de travail symbolique sera d’ailleurs organisé le 10 juin, de 10 à 12h, en même temps que la réunion du collège communal.

Le bourgmestre libéral Pol Guillaume a débuté le conseil par un long discours : il a reconnu des problèmes et la gravité de la situation. « Je veux être le premier à reconnaître que j’ai pu commettre des erreurs, que certaines de mes attitudes ont sans doute pu choquer ou mettre mal à l’aise certains collaborateurs ».

Le mayeur a indiqué vouloir faire un pas de côté et rester du côté des solutions : « J’ai également souhaité ne plus être à la tête des concertations et des réunions du personnel ».

Appel au SPW

Pour régler cette crise, le collège a fait appel au SPW des Pouvoirs locaux. Une procédure externe en cinq étapes devrait être mise en place prochainement, avec notamment la désignation d’un « manager de crise » et la mise en place d’une task force réunissant entre autres un représentant du SPW Intérieur et le directeur général d’une autre commune.

L’opposition a accueilli plutôt positivement cette prise en charge par le SPW, mais reste très critique. « Cela s’apparente à un retournement de situation. Il y a une profonde crise sociale », s’est inquiété le conseiller communal socialiste Marc Foccroulle, chef de groupe de « Base ». « On est dans une situation catastrophique, et on commence à peine à prendre des mesures », a critiqué l’écologiste Michèle Vos.

Instabilité politique

La question de l’instabilité politique a également été abordée. Pour rappel, la majorité braivoise a implosé fin mai, et le groupe majoritaire « Entente Communale » (de tendance libérale et humaniste) a perdu cinq élus (principalement CDH), qui siègent désormais comme indépendants.

« On a un blocage politique. Il faut que le collège se ressaisisse sur les autres dossiers », a indiqué Marc Foccroulle. De son côté, le CDH assure rester dans la majorité avec les libéraux, et porter les projets prévus.


DE TOUT CŒUR AVEC VOUS !
Les membres de B.A.s.e. souhaitent, en cette période particulière du confinement dû au coronavirus, exprimer tout leur soutien à la population braivoise et en particulier à nos seniors dont le CPAS a pris l’engagement de venir en aide chaque fois que cela est nécessaire pour les personnes isolées de plus de 75 ans (si vous n’êtes pas dans cette situation précise, n’hésitez cependant pas à contacter les services du CPAS au 019 69 62 65 pour solliciter leur aide).
Nous avons AUSSI une pensée particulière pour les membres du personnel communal et du CPAS malgré les difficultés qu’ils rencontrent actuellement.
Nous les remercions pour leur présence, leur disponibilité et leur travail au bénéfice des Braivois. Ils apportent à chacun d’entre nous un réconfort par leurs actions !
Nous profitons aussi de cette publication pour rappeler les consignes élémentaires de sécurité sanitaire que chacun doit s’engager à respecter pour mettre fin le plus rapidement possible à cette épidémie.

Enfin saluons tous ceux et celles qui œuvrent à nous servir, nous protéger et nous soigner : Nous pensons tous les jours à VOUS.
MERCI à VOUS


La crise actuelle au sein de l’administration communale de Braives prenant une tournure de plus en plus conflictuelle, le groupe B.A.s.e. a souhaité réagir suite au mal être vécu par l’ensemble du personnel communal.

En effet,  depuis de nombreuses années et mandatures, la défense du bien-être du personnel  a toujours été au centre des  préoccupations et des priorités du groupe B.A.s.e , malgré des refus répétés  de la majorité en place.

C’est pourquoi, ce samedi 6 juin, nous avons répondu favorablement à la demande de la  représentation syndicale du personnel communal CGSP-CSC  d’être entendue et écoutée.

Il ne s’agit pas ici d’opportunisme politique mais bien de répondre à un problème de gestion erratique, dans lequel l’humain n’a manifestement plus sa place, au profit d’un népotisme flagrant.

Les reproches du personnel sont éloquents : abus de pouvoir, intimidations, injonctions, menaces, harcèlements, la liste est longue et non exhaustive…

Ces faits ne datent  pas d’hier et ne sont pas l’apanage d’une seule personne mais, il faut reconnaitre que tous pointent  du doigt celui qui est le chef d’orchestre de cette Entente Communale, qui n’en a plus que le nom. La preuve la plus évidente étant  la démission des élus CDH  et même d’une représentante MR de cette majorité usée après 20 ans de gestion commune !

La question qui se pose est, pourquoi et dans quel but ces élus ont-ils démissionné?

Afin d’obtenir des réponses, nous avons décidé d’agir et de demander la tenue d’un Conseil Communal extraordinaire en urgence.  Celui-ci aura lieu ce lundi 8 juin à 20h à la maison de village de Fallais.

Car même s’il a divorcé, ce vieux couple  continue à cohabiter et à persévérer dans l’inaction et le déni des faits du passé. Qu’en sera-t-il du futur ?

Alors, que dire et que faire encore…sans s’épuiser en vaines paroles !

Ce samedi 6 juin, l’ensemble du groupe de B.A.s.e., après avoir  entendu et écouté toutes les revendications des représentants du personnel, se tient prêt  à répondre favorablement à un changement de cap dans la mesure des possibilités légales du « Code de la Démocratie locale » et de l’ensemble des partis en présence et à la condition que le personnel communal en manifeste le désir ferme et définitif.

Il ne s’agit plus ici de tergiverser mais bien d’agir pour le bien de tous ces travailleurs qui sont dans une situation conflictuelle permanente et en grande souffrance psychologique,  avec parfois la crainte d’un avenir professionnel incertain.

Nous ne pouvons plus admettre que le personnel de notre administration et le quotidien des Braivois soient, à ce point, soumis au bon vouloir de certains.

Une administration avec un personnel épanoui et qui fonctionne agréablement au service des citoyens, voilà ce à quoi nous devons arriver, voilà ce que nous devons rétablir au plus vite !

Ce n’est qu’ensemble que nous pourrons trouver des solutions à ce mal-être qui gangrène le personnel de notre commune depuis trop longtemps.

Seul, on va plus vite. Ensemble on va plus loin…


Un divorce ambigu entre le CDH et le MR à Braives

Ce divorce n’est pas synonyme de séparation définitive.

Ce divorce n’est pas synonyme de séparation définitive. – D.R.

La majorité braivoise a explosé ce lundi, plongeant la commune dans un futur incertain. Le cdH quitte le MR avec lequel il formait l’Entente Communal, mais ils restent ensemble au collège communal. Une situation critiquée par l’opposition.

Divorcer et continuer à vivre sous le même toit. C’est la situation inconfortable dans laquelle se trouve actuellement la majorité communale braivoise. En effet, ce lundi lors du dernier conseil, la majorité « Entente Communale » (de tendance libérale et humaniste) a perdu cinq élus, qui veulent désormais siéger comme indépendants, à savoir les membres apparentés au cdH (François-Hubert Du Fontbaré, Xavier Lisein, Olivier Orban, Catherine Buron) et une conseillère apparentée au MR (Aurélie Osy De Zegwaart).

Pour l’opposition, cette situation est intenable.

Pour l’opposition, cette situation est intenable. – D.R.

Ce divorce est la conséquence des multiples tensions en lien avec le personnel de l’administration. Pour rappel, à plusieurs reprises cette année, des membres du personnel sont venus manifester au conseil communal. Ce lundi, ils étaient des dizaines à Fallais ! En front commun, les syndicats CSC et CGSP ont dénoncé les « intimidations, remarques méprisantes et pressions morales », et ont déposé un préavis d’action qui pourrait amener à une grève.

Les membres cdH ont ainsi voulu se dissocier des membres de la majorité visés. « C’est la première manière de ne plus cautionner des attitudes auxquelles on nous associait », a indiqué au conseil l’échevin humaniste François-Hubert Du Fontbaré.

Pourtant, ce divorce n’est pas synonyme de séparation définitive… car les membres indépendants veulent rester au collège !

Une situation inédite

Le collège communal compte désormais deux groupes : l’Entente Communale, et les indépendants. Ce n’est donc plus une véritable union homogène, mais bien une « coalition », avec deux groupes distincts. Une situation surprenante… qui semble même étonner le politologue Pierre Verjans. « Se séparer et rester ensemble, cela paraît antinomique ».

L’échevin humaniste Xavier Lisein assure pour sa part vouloir poursuivre les dossiers en cours : « On ne veut pas revoir le pacte de majorité. Je travaille avec Pol Guillaume depuis dix ans. C’est quelqu’un de volontaire, qui sait gérer les dossiers. On ne remet pas en cause les décisions du collège. Mais juste le comportement de certains membres ».

« Je prends mes responsabilités »

Du côté du bourgmestre, on demande du temps pour comprendre la situation. « On a appris les choses assez soudainement. Il va falloir analyser tout, et voir ce que le code de la démocratie locale prévoit. Il faut prendre le recul nécessaire ». Pol Guillaume se montre toutefois confiant par rapport à l’avancée des projets, et veut donner une nouvelle chance au collège. « On peut encore faire beaucoup de choses pour les Braivois. Je prends mes responsabilités. Je reste ouvert pour améliorer la situation du personnel ».

Des discussions devraient bientôt avoir lieu entre les différents « groupes » de la majorité. Ce lundi, un premier acte a d’ailleurs été posé. L’échevin du personnel Stéphane Rocour, en convalescence, a annoncé qu’il ne reprendrait pas ses fonctions scabinales. Notons également que, à la suite de ce retrait de l’Entente Communale, les humanistes perdent désormais leurs mandats dérivés.

Foccroulle veut un nouveau pacte de majorité

Pour l’opposition, cette situation est intenable. « Ce n’est plus une majorité homogène. C’est une majorité usée ! S’il y a des désaccords au collège, il y aura une paralysie », dénonce Marc Foccroulle de la liste Base. Le socialiste braivois se montre prêt à bouleverser l’exécutif et évoque même la piste d’une majorité alternative. « Pour moi, il faut un vrai changement avec un nouveau pacte de majorité. Nous sommes disponibles, mais sur base d’une majorité alternative. Il faut retisser du lien avec la population et résoudre le problème du personnel ».

Actuellement l’Entente Communale possède encore cinq sièges, les néo-indépendants (ex-EC) également cinq, BASE quatre, Écolo deux et Défi un. Arithmétiquement, une majorité alternative n’est donc réalisable qu’avec le soutien de membres de l’Entente Communale…et à l’heure actuelle, un renversement semble peu plausible. Du côté humaniste de l’Entente Communale, on nous indique en effet que le changement de majorité n’est pas à l’ordre du jour. Mais est-ce tenable sur le long terme ?

MARDI, MAI 26, 2020 – 18:55

Lisein bourgmestre en 2023 ? La donne a changé…

Xavier Lisein.

Xavier Lisein. – D.R.

Face à cette instabilité politique à la commune de Braives, une question se pose : qui va porter l’écharpe mayorale braivoise dans les années à venir ? En effet, après les dernières élections communales de 2018, un arrangement avait été conclu au sein la majorité Entente Communale : Xavier Lisein (l’actuel premier échevin « indépendant », de tendance humaniste) devait prendre possession de l’écharpe mayorale en 2023 et ainsi succéder à Pol Guillaume.

Alors, ce divorce des humanistes remet-il cet accord en question ? Le bourgmestre préfère ne pas trop s’avancer sur sujet, mais se dit prêt à prendre ses responsabilités. « Mon souhait était de former quelqu’un pour me remplacer. Mais maintenant, cela change un peu la donne. Je me pose des questions… Il faudra en reparler. Il n’y a pas de décision tranchée pour le moment ».

Même prudence chez le premier échevin. « 2023… c’est 2023 ! Je veux surtout retrouver de la sérénité à Braives. Au fur et à mesure, on verra comment ça va évoluer. La question n’est pas à l’ordre du jour. Il faut d’abord penser à l’avenir collectif », assure Xavier Lisein.

Dans le cas d’une majorité alternative, on nous indique que la piste « Foccroulle bourgmestre » serait également possible.

RO.MA.


RÉGION10/03/2020BRAIVES 

Mal-être à la commune : syndicats et opposition attendent des résultats  

Sans réponses claires, des actions et un dépôt de préavis de grève sont annoncés 

 ROMAIN MASQUELIER

Les membres du personnel étaient en nombre au conseil communal ce lundi.Ro.Ma.L a situation du personnel communal braivois est toujours au cœur des débats. Une réunion a eu lieu avec les syndicats ce lundi. Le sujet était aussi sur la table du conseil communal en soirée.  >

C’est un dossier qui a déjà fait couler beaucoup d’encre ces dernières semaines : la situation du personnel communal braivois est au centre des débats dans cette commune de 6.000 habitants… Ce lundi, une réunion du CPPT (comité de protection et de prévention des travailleurs) a eu lieu avec les syndicats et des membres du Collège communal braivois.Pour rappel, le 27 janvier, à l’occasion du conseil communal, environ trente membres du personnel communal de Braives sont venus déposer une lettre pour dénoncer un sentiment de « mal-être » (voir La Meuse du 29 janvier et du 20 février).Ce premier événement a été suivi d’autres actions au sein de la commune. On vous en parlait la semaine dernière : dans un courrier daté du 20 février, plus de 40 membres du personnel communal braivois ont réclamé la démission de l’échevin du personnel Stéphane Rocour (actuellement en convalescence et remplacé ad interim par François-Hubert Du Fontbaré).Le Collège avait réagi à cette missive en mettant le point à l’ordre du conseil communal, en proposant la venue d’un coach externe et en planifiant une série de rencontres.Une réunion mitigéeAlain Rorive, secrétaire régional CGSP pour Huy-Waremme, a fait part d’un sentiment mitigé à propos de cette réunion de ce lundi : « On est devant un travail colossal. On devra avoir de très nombreuses réunions dans un délai court. Il faut se rendre compte que les membres du personnel sont en souffrance. Le climat est difficile et très tendu ».Le syndicat CGSP aimerait ainsi un plan global sur le bien-être du personnel. Une analyse de la charge psychosociale est également une des grandes priorités du syndicat : il s’agirait d’une première étape indispensable pour réaliser un diagnostic et établir des pistes de solution. Une nouvelle réunion à ce sujet se tiendra ce vendredi.De même, une autre réunion est également prévue le 23 mars pour aborder le règlement de travail et le statut administratif de la commune. Et le secrétaire régional CGSP attend des résultats rapidement : « Avec les trois syndicats, on est sur la même longueur d’ondes. Si on n’a pas des réponses claires et précises, il est possible d’avoir des actions, voire un dépôt de préavis de grève. Mais j’espère ne pas en arriver là. Nous prônons le dialogue ».Au conseil communal ce lundi soir, le climat était particulièrement tendu. Plus de vingt membres du personnel étaient présents. L’opposition n’a pas épargné la majorité. Ainsi, Marc Foccroulle (Liste Base) n’a pas manqué d’interpeller le Collège : « Aujourd’hui, il y a une image profondément dégradée de notre commune. Alors, on essaie de rattraper la situation… Mais il faut une réaction à la hauteur de la crise. Il y a des gens en souffrance profonde ». L’échevin du personnel (ad interim) François-Hubert Du Fontbaré assure rester constructif et ne minimise pas les faits : « Nous mesurons la gravité de la situation. On a manqué de prévention. Je m’engage à mettre toute mon énergie dans les prochaines semaines pour travailler presque exclusivement sur ce dossier ».



AR M-CL.G.

 | L’ACTU DE HUY WAREMME | PUBLIÉ LE 20/02/2020 À 06:18

Trop de pression à la commune de Braives: «Il faut que ça bouge»

Lors de la manif du 27 janvier au conseil communal. – DR

Le 27 janvier dernier, en séance du conseil communal, une trentaine de membres du personnel communal de Braives est venue rendre compte de son mal-être au travail. Une première. Suite à cette manifestation, une assemblée générale du personnel s’est tenue cette semaine. Un comité de protection et de prévention des travailleurs a été demandé en urgence par la CGSP.

Comme le rappelle le parti d’opposition B.A.s.e dans un post publié ce mardi sur sa page FB, ce malaise au sein de l’administration communale n’est pas neuf. Début 2019, une étude du SPMT, un service externe de prévention de la santé et du bien-être au travail, révélait déjà que plus de la moitié des travailleurs se sentait mal au boulot.

Un an plus tard, la situation ne s’est visiblement pas améliorée puisque, fait exceptionnel, le 27 janvier dernier, en pleine séance du conseil communal, une délégation du personnel a remis une lettre aux élus dans laquelle il dénonce les pressions et le climat tendu au sein de l’administration. Le collège est clairement dans le collimateur.

Ce qui a déclenché ce mouvement ? Le licenciement du responsable des ressources humaines. Son travail était très apprécié par l’ensemble des agents qui ont ressenti son éviction comme abusive.

« Peur du licenciement »

Quinze jours plus tard, où en est-on dans ce dossier hautement sensible ? Aux dires du bourgmestre Pol Guillaume, « le climat au sein de l’administration est identique ». « Je me réjouis de voir arriver ces quelques jours de congés de carnaval qui permettra à chacun de se reposer. Le manque de soleil en hiver n’a pas non plus contribué à améliorer le climat mais il est vrai que nous n’avons pas encore pu commencer le travail, mais il est en cours », assure-t-il.

Ce lundi, une assemblée générale du personnel a effectivement eu lieu. Une septantaine de personnes (soit près de la moitié du personnel communal), était présente. « Une telle mobilisation, j’ai rarement vu ça. », souligne Alain Rorive, secrétaire régional CGSP pour Huy-Waremme qui s’inquiète après avoir entendu les témoignages : « il y a pas mal de pression sur le personnel. Les travailleurs sont en souffrance, ils ont peur du licenciement. Nous devons répondre à leur désarroi au plus vite si on veut faire évoluer les choses positivement. »

Raison pour laquelle, la CGSP a demandé qu’un comité de protection et de prévention des travailleurs soit convoqué en urgence. Selon le bourgmestre, il pourrait se tenir début mars. La CGSP souhaite obtenir un plan global sur plusieurs années « pour tout ce qui touche au bien-être du personnel » ainsi qu’un rapport annuel des visites des lieux de travail, de la médecine du travail et une analyse de la charge psychosociale en présence du service externe de la commune de Braives ». Pour la CGSP, les résultats de cette analyse vont permettre de mieux cerner le climat au sein de l’administration communale, données indispensables à ses yeux pour prévoir les actions et améliorer la situation.

Des actions ne sont pas exclues

« J’ai toujours prôné le dialogue mais il va falloir que ça bouge », prévient Alain Rorive qui n’exclut pas des actions si rien n’évolue. « On pourrait aller jusqu’à un dépôt de préavis de grève mais j’espère qu’on n’en arrivera pas là. », conclut-il.

MERCREDI, FÉVRIER 19, 2020 – 18:18

L’organisation du travail pointée du doigt

Globalement, le personnel communal dénonce la pression au travail. Mais qu’en est-il exactement ? « Ce que les ouvriers reprochent, par exemple, à leur hiérarchie, c’est de devoir faire un travail qualifié, sans formation, alors qu’ils sont tous non qualifiés », évoque le délégué syndical CGSP Serge Dingeon.

Le malaise est différent, dit-il, chez les administratifs. Là, c’est l’organisation du travail qui est pointée du doigt. « Les dossiers arrivent en dernière minute, il faut aller vite pour les monter et pour qu’ils soient prêts dans les temps », poursuit le délégué syndical.

« Il faut que les Braivois sachent qu’aujourd’hui, le personnel communal n’en peut plus ! » a publié B.A. s.e sur sa page FB. Le parti de Marc Foccroule dénonce « l’autoritarisme de certains membres du Collège qui pensent que ce qu’ils décident doit être mis en œuvre immédiatement sans aucune analyse préalable de la charge de travail des agents et des projets en cours. »

Le bourgmestre Pol Guillaume admet qu’il peut y avoir de la pression pour certains dossiers importants et pour lesquels il y a des subsides. « Mais croyez-vous qu’il y a un dossier facile ? La loi sur le respect des marchés publics, le code de démocratie locale, tout ça fait qu’aujourd’hui nous devons mener une Administration avec des outils qui sont tout sauf simples », se défend-il.

Turn-over

Selon B.A.s.e, la détérioration du climat social au sein de la commune serait à l’origine de « nombreuses absences pour maladie, burn out, démissions ou licenciements, tous services communaux ou asbl para-communales confondus ».

Pol Guillaume relativise le turn-over au sein du personnel. « C’est quelque chose qui est devenu régulier dans beaucoup d’entreprises. C’est aussi une évolution dans la manière de travailler, les travailleurs ont d’autres ambitions. »

Le bourgmestre libéral rappelle qu’il y a 6 ans, le Collège a créé un poste de Ressources Humaines. « Je ne suis pas un spécialiste des RH, j’attends d’une cellule comme celle-là de mieux cerner les attentes du personnel ».

M-CL.G.

MERCREDI, FÉVRIER 19, 2020 – 18:17

L’opposition attend des mesures concrètes

Pour l’opposition, « il est temps de ramener de la sérénité à la Maison communale ». « Nous attendons du Collège, des mesures concrètes et rapides en faveur du personnel. Il faut remédier à ce mal-être ressenti au quotidien. À défaut, c’est le fonctionnement de notre Commune qui en sera prochainement paralysé », lâche B.A.s.e.

Pour Ecolo, en manifestant après le licenciement du responsable des Ressources Humaines, le personnel a clairement signalé au Collège que c’était la limite à ne pas dépasser. « Lors du huis clos qui a suivi, le Collège a proposé des mesures, nous serons attentifs à ce qu’elles se concrétisent pour le bien du personnel », indique pour sa part Christian De Cock.

Alain Durant (DéFI) abonde dans le même sens, et rappelle, non sans ironie, le thème de campagne de la majorité E.C. « Braives, une campagne où il fait bon vivre… Visiblement, pas tant que ça pour le personnel communal », glisse-t-il avant d’ajouter que si ce même personnel refusait jusqu’ici de parler, « c’est par peur des représailles ».

Poursuivez votre lecture sur ce(s) sujet(s) :Huy (prov. de Liège)Braives (prov. de Liège)Waremme (prov. de Liège)


Il y a déjà plusieurs mois qu’un malaise s’est installé au sein du personnel communal de Braives.

En tant que conseillers communaux de l’opposition, nous l’avons déjà évoqué au Conseil en 2019 lorsque nous avons pu prendre connaissance des résultats d’un questionnaire, établi par le service du personnel dans le cadre d’une analyse des « risques psycho-sociaux », qui concluait notamment :
« Les agents administratifs sont peu satisfaits à plus de 50% … du climat relationnel avec leur ligne hiérarchique (depuis leur directeur général jusqu’au Collège) et de la reconnaissance qu’ils reçoivent pour leur travail ».
Pour toute réponse du Collège, il nous a été dit que ce rapport serait analysé et que le Collège inscrirait le point à un prochain Conseil communal. Nous attendons toujours…

Il faut que les Braivois sachent qu’aujourd’hui, le personnel communal n’en peut plus !

On ne compte d’ailleurs plus les absences pour maladie, les burn out, les démissions ou les licenciements : tous services communaux ou asbl para-communales confondus.

Aujourd’hui, ce malaise du personnel est profond et quotidien comme ils en ont témoigné au Conseil communal, le 27 janvier dernier.

A cela s’ajoute l’autoritarisme de certains membres du Collège qui pensent que ce qu’ils décident doit être mis en œuvre immédiatement sans aucune analyse préalable de la charge de travail des agents et des projets en cours.

Il est temps de ramener de la sérénité à la Maison communale car le feu couve à juste titre.

Nous attendons du Collège, des mesures concrètes et rapides en faveur du personnel.

Il faut remédier à ce mal-être ressenti au quotidien.

A défaut, c’est le fonctionnement de notre Commune qui en sera prochainement paralysé.

Les représentants de BAse sont disponibles pour rencontrer les membres du personnel qui le souhaiteraient.

B.A.s.e. inscrira ce point à l’ordre du jour de la séance publique du prochain Conseil communal pour apprécier les propositions de la majorité communale.

Ps. Nous apprenons qu’un Comité de concertation et de négociation syndicale à la demande d’un syndicat est convoqué pour le 3 mars prochain.

Il y a déjà plusieurs mois qu’un malaise s’est installé au sein du personnel communal de Braives.

En tant que conseillers communaux de l’opposition, nous l’avons déjà évoqué au Conseil en 2019 lorsque nous avons pu prendre connaissance des résultats d’un questionnaire, établi par le service du personnel dans le cadre d’une analyse des « risques psycho-sociaux », qui concluait notamment :
« Les agents administratifs sont peu satisfaits à plus de 50% … du climat relationnel avec leur ligne hiérarchique (depuis leur directeur général jusqu’au Collège) et de la reconnaissance qu’ils reçoivent pour leur travail ».
Pour toute réponse du Collège, il nous a été dit que ce rapport serait analysé et que le Collège inscrirait le point à un prochain Conseil communal. Nous attendons toujours…

Il faut que les Braivois sachent qu’aujourd’hui, le personnel communal n’en peut plus !

On ne compte d’ailleurs plus les absences pour maladie, les burn out, les démissions ou les licenciements : tous services communaux ou asbl para-communales confondus.

Aujourd’hui, ce malaise du personnel est profond et quotidien comme ils en ont témoigné au Conseil communal, le 27 janvier dernier.

A cela s’ajoute l’autoritarisme de certains membres du Collège qui pensent que ce qu’ils décident doit être mis en œuvre immédiatement sans aucune analyse préalable de la charge de travail des agents et des projets en cours.

Il est temps de ramener de la sérénité à la Maison communale car le feu couve à juste titre.

Nous attendons du Collège, des mesures concrètes et rapides en faveur du personnel.

Il faut remédier à ce mal-être ressenti au quotidien.

A défaut, c’est le fonctionnement de notre Commune qui en sera prochainement paralysé.

Les représentants de BAse sont disponibles pour rencontrer les membres du personnel qui le souhaiteraient.

B.A.s.e. inscrira ce point à l’ordre du jour de la séance publique du prochain Conseil communal pour apprécier les propositions de la majorité communale.

Ps. Nous apprenons qu’un Comité de concertation et de négociation syndicale à la demande d’un syndicat est convoqué pour le 3 mars prochain.



Le groupe de B.A.s.e. a proposé que soient ajoutées, dix projets complémentaires à la Note de Politique Générale de la majorité, ce qui n’a pas été accepté

C’est la raison pour laquelle nous nous sommes abstenus lors du vote MAIS sachez que nous reviendrons Conseil après Conseil pour convaincre l’Entente communale de la pertinence de ces propositions.

Proposition d’ajouts à la note de Politique générale par le groupe de B.A.s.e.

Notre groupe a pris connaissance de la proposition de note de politique générale.

Nous y avons relevé des propositions intéressantes mais nous souhaitons y intégrer d’autres idées qui reflètent la sensibilité des Braivois qui se sont exprimés le 14 octobre dernier (n’oublions pas que l’EC a perdu 8% de ses électeurs et n’a gagné les élections qu’avec 50,3% des voix et représente donc qu’à peine un électeur sur deux).

Et cela, il va falloir en tenir compte pour les six prochaines années.

Car  nous estimons qu’il n’est plus possible pour l’Entente communale de gérer seule la Commune de Braives : il faudra désormais prendre en considération l’avis et les propositions que nous formulerons tout au long de la législature.

Dans un contexte de croissance démographique qui va en plus exiger une vision et une gestion à long terme de notre Commune, l’équipe de B.A.s.e souhaite formuler les ajouts d’actions suivantes :

– améliorer la mobilité avec des dispositifs, même en test, pour réduire significativement la vitesse dans nos villages et durant la législature, l’adoption d’un plan « trottoir» qui permette le plus grand nombre de liaisons possibles avec nos écoles et les bâtiments publics communaux ;

les inondations : adopter un véritable plan de lutte efficace contre les inondations avec une évaluation des dispositifs mis en place ;

pour nos artistes, réfléchir au départ du Centre culturel à la mise en place d’un     « Village des artistes à Braives » ;

pour nos enfants, instaurer un chèque sport de 50 € par enfant ;

pour nos artisans, nos indépendants et PME, prendre des mesures de soutien notamment au travers de l’îlot d’entreprises et d’un espace de co-working pour favoriser l’emploi local ;

la solidarité entre Braivois : réaliser au départ de la Commune des achats groupés comme en matière d’énergie, d’assurances… ;

– donner aussi une identité historique à chacun de nos villages en préservant et en mettant en valeur notre patrimoine ce qui permettra un tourisme rural et diffus en soutien à nos gîtes ruraux, à nos restaurateurs et à nos producteurs locaux ;

créer une ferme communale pour produire une alimentation de qualité pour nos écoles et nos ainés et organiser un marché des produits du terroir à Fumal ;

– adopter enfin  un ensemble de mesures environnementales pour améliorer réellement la qualité biologique de la Mehaigne ;

en matière énergétique, nous souhaitons que soit étudié un projet d’éolienne communale et citoyenne comme à Crisnée afin de réduire la facture d’électricité de nos concitoyens.

Nous rappelons par ailleurs que nous souhaitons aussi que toutes les politiques envisagées sur cette législature fassent l’objet d’une évaluation budgétaire préalable pluriannuelle (et nous pensons par exemple au coût exorbitant pour le projet de Ciplet qui à lui seul priverait Braives de toute autre politique).

Nous sommes prêts à participer à un groupe de travail pour voir avec vous comment intégrer au mieux ces propositions au profit de tous les Braivois.

Je vous remercie de votre attention.

Marc Foccroulle

Chef de groupe